Description

C’est avant tout basé sur la puissance d’un power trio rock avec ses comparses Sergio Armanelli (basse) et Mathieu Bonardel (batterie) que Simon Depys nous fait découvrir dans son premier EP (officiel) un vaste univers musical qui semble sans frontières. En effet, à la croisée d’un rock progressif musclé et du jazz fusion, on découvre 6 titres qui sont autant de voyages en différentes contrées imaginaires. Ce disque fait la part belle à la musique instrumentale, de simples mélodies épurées jusqu’aux maîtrises modernes alliées de virtuosités, redoutablement efficace lorsqu’il s’agit de solos de haute voltige à la Steve Vai ou encore de puissantes rythmiques alambiquées métallisantes, le tout passant parfois d’un style à un autre dans un même morceau sans que l’on s’en aperçoive. On y entend également ce petit brin de folie, d’humour, quelques clichés habilement glissés qui ne sont pas sans nous rappeler un certain Franck Zappa. 3 musiciens qui parviennent avec brio à se mettre totalement au service de compositions originales sans jamais tomber dans le piège de la démonstration technique instrumentale. Un album qui suit également son propre cheminement. En effet, après un début plutôt enjoué, conquérant, on découvre petit à petit une face émotionnelle cachée, dans ses aspects plus mélancoliques (zez) même obscurs (jafar’s revenge) pour finir dans un cri de détresse avec la reprise du célèbre thème du film bagdad café « Calling You ». « Thumb » un pouce discount et une pochette qui évoquent avec dérision le décalage entre un tel projet musical et la société d’aujourd’hui.